Bilan de compétences

« Tout le monde est un génie. Mais si on juge un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide. » – Albert Einstein

Parfois s’acharner à vouloir réussir dans un domaine ou une direction qui ne nous convient pas et pour lequel nous n’avons pas toutes les compétences, a des effets pervers.  Et si la solution était plutôt de changer de direction ou de domaine plutôt que de brimer sa confiance en soi.

À l’ère où on prône le « Rien n’est impossible » et le « Quand on veut, on peut », on oublie parfois de respecter et d’accepter ses limites.  Il est faux de croire que quiconque, à force de formations, d’apprentissage, de coaching, peut devenir un excellent chanteur.  La personne pourra améliorer ses techniques vocales, elle pourra avoir plus de prestance sur scène mais si elle n’a pas une belle voix, ce fait demeurera.

À force de critiquer le poisson en nous, celui qui n’arrive pas à grimper à l’arbre, souvent on se prive de valoriser nos forces.  Ainsi, on en vient à voir davantage nos limites, ce qui peut avoir un impact sur notre estime personnelle et professionnelle.  La solution réside souvent dans le choix d’un environnement plus approprié pour nous.

Nous devons prioriser un environnement qui répond à nos besoins, qui valorise nos forces,  utilise nos compétences et dans lequel nous serons comme un poisson dans l’eau !

Bilan de compétences

Ah la procrastination ! Avez-vous remarqué comme les tâches du quotidien deviennent des urgences, dès lors qu’elles nous permettent d’éviter de faire certaines tâches qui nous semblent trop exigeantes ? Qui ne se souvient pas d’avoir fait une ixième brassée de lavage, plutôt que d’étudier pour un examen de mathématiques particulièrement ardu ?

Le chercheur d’emploi ne fait pas exception, de même que l’employé, la personne en démarche d’orientation, l’étudiant, le gestionnaire….nous sommes tous à risque de répondre à l’appel de la procrastination.

Le dictionnaire la décrit ainsi :

La procrastination est une tendance à remettre au lendemain des actions que nous devrions faire aujourd’hui. Le « retardataire chronique », appelé procrastinateur, n’arrive pas à se « mettre au travail », surtout lorsque cela ne lui procure pas de gratification immédiate (ou que cela lui demande trop d’efforts).

Il nous arrive tous de remettre à plus tard certaines tâches (les impôts, ça vous dit quelque chose ?). Cependant, lorsque, de façon chronique, nous remettons sans cesse au lendemain des actions qui auraient pu nous rapprocher de ce qui est important pour nous, il peut y avoir là matière à se questionner. Il n’est pas rare d’y retrouver les manifestations de peurs ou de blocages, nous empêchant ainsi de poser les gestes qui, malgré l’effort que cela nécessite sur le coup, nous amènent davantage dans la direction que nous voulons prendre.

Alors, la prochaine fois que vous vous apprêtez à faire le ménage de votre garde-robe (plutôt que l’appel à l’employeur pour le poste dont vous rêvez), posez-vous la question : Répondez-vous à l’appel de la nécessité….ou de la procrastination ?

Transition de carrière

À l’aube de leur choix de programme au cégep, les élèves rencontrent à peu près tous le même obstacle, soit la peur de se tromper. Les adultes ne sont pas en reste puisqu’ils sont confrontés, à plusieurs moments de leur vie, à des décisions ou à des choix qui les confrontent, eux aussi, à la peur de se tromper.

Il semble que l’être humain n’est pas à son meilleur lorsqu’il est confronté à trop de choix. Nos sociétés occidentales actuelles nous offrent tellement de choix, dans tellement de domaines, que la peur de se tromper est devenue monnaie courante. Peur d’acheter la mauvaise paire de chaussures, peur de ne pas choisir le bon film, la bonne paire de jeans, le bon cellulaire… Si l’angoisse vous étreint pour ce genre de choix, imaginez ce que cela risque de vous faire vivre lorsque vous serez confronté à un choix de programme de formation ou à un choix de carrière.

Comment faire face à cet obstacle ? D’abord, il faut revoir l’idée derrière la peur de se tromper. La peur de se tromper découle souvent du mythe qu’il y a une « bonne » réponse. Si notre à priori est qu’il y a une bonne réponse, la peur de se tromper fera son apparition. Il faut plutôt accepter que le bon choix ne nous tombe pas dessus par magie et qu’une réponse devient une bonne réponse en grande partie à cause de notre implication et de notre engagement. On ne peut attendre 100% de certitude avant de s’engager dans une voie. Décider à partir de soi, s’appuyer sur des faits, accepter les erreurs (qui font partie de tout processus d’apprentissage et de choix) et surtout, s’engager dans l’action, sont les premiers pas à poser pour déjouer la peur de se tromper !

Bilan de compétences

À l’ère de Facebook et des selfies, il n’a jamais été aussi facile de savoir ce que fait votre voisin, votre ancien camarade de classe, votre collègue. Avez-vous remarqué à quel point tout le monde a l’air d’avoir une vie plus intéressante ? À quel point les autres semblent « réussir ».

Quand on se compare on se console, disait le dicton. Aujourd’hui on dira plutôt que quand on se compare on se désole. Bien que cela puisse sembler anodin, la comparaison à autrui peut bel et bien rendre les gens malheureux voire même, inhiber le passage à l’action. Il semble d’ailleurs, selon des études, qu’il  existe des liens pertinents entre le temps passé sur Facebook et des symptômes de dépression chez les internautes. Ceci serait causé par le fait que les utilisateurs effectuent en permanence des comparaisons entre leur vie et celles de leurs amis sur Facebook. Par exemple, lorsqu’on a 30 ans, qu’on regarde autour de soi et qu’on a l’impression que les autres voyagent, ont des enfants, une situation, alors que nous sommes encore à nous demander ce que nous allons faire de notre vie, cela peut donner lieu à un découragement et à une démotivation qui rendent difficile la poursuite du cheminement.

Comment contrer l’effet d’auto-sabotage de la comparaison ? Passer moins de temps sur Facebook est une solution qui semble évidente. Mais on peut aussi déterminer ce qui est important pour nous et commencer à mettre en place les conditions nécessaires pour aller en direction de ce qui nous tient à cœur. Être dans notre tête, dans l’observation d’autrui, dans la comparaison….rien de cela ne nous rapproche de l’action engagée. Quelles sont les choses que je peux faire, dès aujourd’hui, pour construire une route qui me ressemble ? C’est une question à se poser et à laquelle répondre, afin d’être davantage dans l’action…et un peu moins dans la comparaison !

Bilan de compétences

Selon le dictionnaire français Larousse, l’anxiété se traduit par une inquiétude, une tension causée par l’incertitude, l’attente. Elle peut également se définir comme une sensation de danger, de menace qui allie des symptômes émotionnels, corporels, cognitifs et comportementaux.

Dans ce texte, nous allons parler de l’aspect cognitif, de ces pensées qui nourrissent l’anxiété.

En voici quelques-unes :

  • « Les gens que je trouve compétents sont  meilleurs que moi »
  • « Il faut toujours plaire aux gens »
  • « Face à une absence plus ou moins prolongée sur le marché du travail, ma vie de travail est un échec »

Vous remarquerez que les mots « toujours », « jamais », les « devrait » et les « il faut » sont fréquemment utilisés, ils sont des « générateurs » d’anxiété!

Suite à la lecture de ces pensées, lesquelles vous semblent familières?

Et n’oubliez pas! La meilleure recette pour augmenter l’anxiété est d’exagérer une difficulté tout en sous-estimant ses capacités à y faire face!

Voici quelques trucs de base pour faire diminuer l’anxiété.

Premièrement, il s’agit tout d’abord de prendre conscience de la présence d’anxiété en vous au moment où vous la vivez intérieurement.  La valider en reconnaissant le sens : l’anxiété apparaît suite à la perception d’une menace physique ou/et psychologique. Elle est donc bien réelle. Son message vous dit que quelque chose ne va pas. Il est important d’écouter ce qu’elle a à vous dire en identifiant la raison de sa présence en vous . La compassion, vous connaissez? Soyez doux avec vous-mêmes!

Deuxièmement, dédramatiser : on ne meurt pas d’anxiété. Elle est inconfortable mais non mortelle et… espoir! On peut la gérer!

Troisièmement, identifier la peur ou les peurs qui se cachent derrière l’anxiété pour éventuellement agir sur elles.

Quatrièmement, dissocier l’urgence de l’importance : l’anxiété vous place souvent en situation de panique. Cet état de panique peut être causée par vos peurs et non par vos besoins qui eux, s’avèrent être importants pour votre mieux-être.

Cinquièmement, respirer! Respirer encore! La respiration a pour effet de diminuer l’intensité de la « menace » et de l’émotion de panique.

Sixièmement, se distancer de vos pensées irrationnelles  (qui nourrissent l’anxiété. Les confronter à leur aspect ridicule en y mettant un brin d’humour!

P.S. un truc pour diminuer l’anxiété? Vous l’aurez deviné, c’est l’humour!

Par : Nathalie Gauthier

Transition de carrière

De nos jours, faire un choix de programme à la fin du secondaire n’a jamais été aussi difficile. La panoplie de programmes au collégial et leurs multiples déclinaisons est l’un des facteurs qui contribue à l’indécision des jeunes face à leur avenir. Si on y ajoute la pression des parents, l’influence des amis, le stress de faire le ‘’bon’’ choix, tous les ingrédients sont réunis pour que la prise de décision soit difficile et fasse vivre au jeune (ainsi qu’aux parents) des moments d’anxiété.

Que vais-je faire de ma vie ? Quels sont les métiers d’avenir ? Et si je me trompe ? Ce sont quelques-unes des questions auxquels les jeunes font face et pour lesquelles il n’y a pas de réponse unique. Facile de se sentir démuni devant l’obligation de faire un choix qui nous est présenté comme « le choix d’une vie ». Et si l’optique était plutôt « une vie remplie de choix » ?

Bien sûr, le choix d’un programme demeure un facteur déterminant dans la suite de notre vie professionnelle; mais c’est la relation que nous allons bâtir vis-à-vis ce choix qui va, en grande partie, déterminer notre niveau de satisfaction au travail. En d’autres mots, je me dirige vers une profession parce qu’elle m’attire….mais je demeure dans ce domaine parce que ce que j’y ai mis de moi-même a fait en sorte que c’est devenu ma profession. Comme disait le renard dans Le Petit Prince : « ….si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde. »

Transition de carrière

Est-ce possible de faire un choix de carrière avisé  à l’ère de l’instantanéité?

Aujourd’hui, l’accès à l’information est rapide. Que ce soit, entre autres, par les « textos », les réseaux sociaux, les courriels, cela crée ainsi chez bien des gens une intolérance à l’attente.  Toutefois, cette recherche d’instantanéité peut ne pas être bonne conseillère lorsque vient le temps de prendre des décisions importantes, comme celles reliées à la vie professionnelle.  Plus précisément,  plusieurs personnes peuvent  s’attendre à ce que leur décision, face à un choix de carrière, se fasse quasi instantanément, en quelques clics sur le Web ou en rencontrant un conseiller d’orientation une seule fois.  Dans les faits, une décision de cette envergure mérite qu’on s’y attarde davantage.

Lorsque l’on est habitué à avoir des réponses rapides, il est souvent plus  difficile de tolérer les étapes et le temps nécessaire pour faire un choix éclairé.  Or, une démarche d’orientation permettra à la personne de mieux gérer ce temps d’incertitude et l’encouragera  à s’arrêter, à s’attarder davantage aux répercussions de ses actions et de ses choix sur la suite de son parcours professionnel.

Malgré cette ère d’instantanéité, on doit se rendre à l’évidence qu’il demeure des domaines et des moments où prendre son temps est l’option gagnante !

Transition de carrière

Imaginez que vous avez suivi une formation en enseignement du français au secondaire.  Après 4 ans de dur labeur et quelques stages vous arrivez au constat que la gestion de classe est difficile pour vous.  Vous êtes timide, vous avez de la difficulté à prendre votre rôle de leader.  Vous remettez en question votre choix de carrière.   Et si parfois la solution était autre…plutôt que d’éviter ce qui est difficile vous optiez plutôt pour surmonter vos limites et diminuer vos zones d’inconfort.  Et si parfois la solution était un « traitement choc »…

Nous avons souvent le réflexe de penser que si une chose est difficile c’est qu’elle ne nous convient pas.  Ou encore de croire que si nous sommes « vraiment » dans le bon domaine cela va aller de soi et que nous aurons peu d’obstacles sur notre route.  Or ce n’est pas nécessairement le cas. Les difficultés font partie de la plupart des parcours scolaires et professionnels,  à un moment ou un autre.

Ainsi pour reprendre l’exemple de l’enseignant au secondaire qui a de la difficulté à prendre son rôle de leader face à sa classe, il pourrait décider d’abandonner le domaine et se réorienter vers quelque chose de plus facile ou encore opter pour un traitement choc pour développer les aptitudes qu’il lui manque, dans son domaine… même si cette solution ne semble pas nécessairement la plus facile et peut être source d’inconfort.

Ceux qui persévèrent et réussissent ne sont pas à l’abri des difficultés, ils les ont plutôt acceptées comme une réalité inévitable.  Un entrepreneur n’a pas nécessairement des compétences poussées en comptabilité ; un artisan n’a pas nécessairement les aptitudes de vente pour promouvoir ses créations… et un jeune enseignant n’a pas nécessairement tout le savoir-être requis pour bien gérer une classe.  Mais tous peuvent décider d’aller chercher les outils qui leur manquent !

Orientation scolaire

À l’ère des médias sociaux, les générations Y et Z, nées entre le début des années 80 et le début des années 2000, ne sont pas passées inaperçues lors de leurs entrées sur le marché du travail. En effet, il suffit de quelques mots clés dans les moteurs de recherches pour y découvrir de nombreux textes d’opinions sur le sujet. Dans les dernières années, on a vu naître un mouvement issu directement de leurs valeurs : le bonheur 2.0 aurait-il cédé sa place au bien-être?

Plus qu’une revendication du bien-être au travail, on remarque un engouement pour le bien-être au quotidien, celui du corps et de l’esprit, dans toutes les sphères la vie. Mais en quoi consiste-t-il ?

En rejetant le modèle de société du type « rêve américain » imposé par les médias de masse depuis des décennies, les Y et Z revendiquent le retour aux sources et à la simplicité. Ils préfèrent l’expérience et les relations interpersonnelles aux possessions matérielles. Ils recherchent l’équilibre entre la vie professionnelle et personnelle en se plaçant au cœur de leurs priorités. Des centaines de blogues, de pages Facebook et autres articles nous parlent de l’importance de faire de notre passion une profession et surtout de vivre sa vie plutôt que de la gagner.

Leur vision de la réussite se traduit donc par des choix de vie qui permettent la flexibilité, la liberté de voyager, l’ouverture aux autres cultures, la créativité, la santé, etc. La question qui se pose : avons-nous tous à faire les mêmes choix?

On rencontre en orientation un grand nombre de jeunes adultes en quête de ce « bien-être ». En rejetant l’ancien modèle de société, il s’en installe subtilement un nouveau qui se voit tout aussi difficile à atteindre. C’est avec cet objectif que plusieurs personnes viennent consulter un conseiller d’orientation. Elles sont à la recherche de la solution magique, de la bonne idée, du bon domaine qui leur permettra d’atteindre cet idéal de bien-être suggéré.

Notre rôle consiste bien souvent à remettre les choses en perspectives, notamment s’assurer que la pression sociale ne guide pas davantage le choix professionnel que l’identité de la personne elle-même. Une pression sociale souvent exacerbée par la comparaison dans les réseaux sociaux.

Mais surtout, il s’agit de rappeler qu’entre les valeurs du rêve américain et celles de la recherche du bien-être à tout prix, il y a tout un monde de nuances dans lequel il est tout à fait approprié de se retrouver.

Transition de carrière

Imaginons que vous sortez du cégep, début vingtaine, plein de projets en tête. Vous venez de terminer un DEC en Interprétation théâtrale, en dessin animé ou en photographie. Vous obtenez des petits contrats ici et là. Vous parvenez à peine à joindre les deux bouts, mais vos aspirations artistiques suffisent à vous nourrir. Vous vivez de vos passions, c’est ce qui importe !

Arrive la trentaine, vous êtes essoufflés de courir continuellement après les contrats et vous constatez que le domaine qui vous passionne rime aujourd’hui avec précarité d’emploi. Vous aspirez à davantage de stabilité professionnelle et vous commencez à perdre un peu vos illusions de vivre seulement de vos passions. Vous commencez à remettre en question votre orientation professionnelle.

Arrive la mi-trentaine. On ne parle plus d’essoufflement, mais d’impasse. C’est souvent la réalité à laquelle sont confrontés les gens qui ont un profil d’intérêts artistiques comme vous.

Maintenant, vous n’avez plus le choix de vous arrêter, de faire le point et le bilan de votre situation professionnelle. Tout ceci ne se fait pas facilement. Vous aurez à vous questionner. Il est probable que vous viviez des deuils et que vous deviez accepter des compromis. En étant accompagnés par un conseiller d’orientation au fil de cette réflexion, vous pourriez voir les possibilités qui s’offrent à vous à travers d’autres lunettes, vous sentir moins seuls dans ce cheminement.

Certains décideront de cibler un domaine d’emploi qui rejoint un peu moins leurs passions, mais qui répond à un besoin de stabilité et de poursuivront leurs projets artistiques en parallèle. D’autres constateront que leurs passions sont trop importantes dans la hiérarchisation de leurs besoins et opteront de poursuivre dans cette voie en acceptant que cela rime avec une certaine insécurité financière. Toutefois, soyez assurés qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise décision. L’important demeure que vous cibliez une direction qui vous correspond, qui répond à vos besoins et à vos intérêts tout en convenant à vos valeurs.

Peu importe votre décision, une chose est certaine : vous resterez probablement artiste dans l’âme !