À différents moments de nos vies, nous sommes confrontés à des embûches, des obstacles, des défis. Que ce soit aux études – avant un examen, lors d’un travail – ou en emploi, les occasions sont fréquentes d’être mis face à nous-mêmes, devant notre performance. Ce sont souvent des moments qui nous permettent d’apprendre sur soi, de vivre des difficultés (voire des échecs), d’y faire face et de se relever. 

Toutefois, il semble que dans les dernières années, et ce, de façon exponentielle, autant les jeunes que les adultes expriment vivre une montée de stress et d’anxiété reliée à la performance.

Plusieurs études ont mis en évidence l’augmentation de ce type d’anxiété, surtout chez les jeunes (tous niveaux d’études confondus).

En effet, bien que la plupart des étudiants soient capables de gérer le stress causé par les examens, les évaluations et la charge de travail souvent élevée, pour certains, cela provoque un niveau d’anxiété tel qu’il les empêche de composer avec ce que cela leur fait vivre et cette situation vient ainsi compromettre la poursuite de leurs études.  

 

Qu’est-ce que l’anxiété de performance? Elle est souvent décrite comme une peur intense d’échouer et de décevoir. La personne qui ressent ce type d’anxiété essaiera de tout faire, d’être bonne dans tout, tout le temps. La peur de l’échec, la peur de constater ses propres limites, la peur de ne pas rencontrer ses propres attentes et celles de son entourage sont des éléments qui font partie de ce que peut faire vivre l’anxiété de performance. 

Pourquoi ce type d’anxiété est-il si présent? Tout d’abord, il faut constater que l’anxiété sous toutes ses formes est en hausse dans nos sociétés occidentales actuelles. En ce sens, l’anxiété reliée à la performance n’échappe pas à cette tendance. Les causes en sont multiples, notamment le fait que nous évoluons dans une société axée justement sur la performance, avec les conséquences que cela engendre. Au niveau scolaire, la valorisation des résultats est un des premiers facteurs que l’on peut pointer du doigt. Les attentes du personnel enseignant en constituent un autre. Avec la surenchère relative au choix de l’école secondaire et la pléthore d’examens qui font maintenant partie de la réalité des élèves du primaire pour accéder à l’école de leur choix (ou du choix des parents), il est fréquent de voir des enseignants qui, voulant bien faire, contribuent à l’anxiété de leurs élèves en abordant, dès la 5e année, les difficultés associées à ces examens et l’importance de bien s’y préparer. Les parents tombent souvent, eux aussi, dans cette boucle infernale, notamment en payant à leurs enfants des cours de préparation aux examens d’entrée au secondaire. Pas étonnant que les niveaux de stress et d’anxiété, associés à cette étape du cheminement scolaire, augmentent et finissent par causer bien des nuits blanches, autant aux étudiants qu’aux parents (et aux professeurs).  

Dans le contexte actuel des choses, bien que les notes aient toujours été importantes pour une majorité d’étudiants à différentes époques, il semble que ce soit encore plus le cas maintenant, si bien que les étudiants résument souvent toute leur personne aux notes. En effet, bien des étudiants avouent être leur pire ennemi, par la pression qu’ils s’imposent à eux-mêmes, sans compter celle imposée par la représentation dans les réseaux sociaux, à laquelle ils sont confrontés quotidiennement.

On leur a tellement dit qu’ils étaient beaux et bons et qu’ils pouvaient tout réussir qu’ils tolèrent moins bien les difficultés et les échecs.

Ils ne savent pas comment composer avec ces moments plus difficiles  qui sont pourtant partie prenante de la vie  et ils appréhendent au plus haut point d’y être confrontés. De plus, ils en arrivent à un point tel que le mot « stress » est utilisé pour tout et est automatiquement associé à quelque chose de négatif, comme s’il était néfaste de ressentir du stress. Pourtant le stress est nécessaire dans la vie; il permet, par exemple, à un étudiant de bien se préparer pour un examen. Le stress est problématique lorsqu’il devient chronique. 

Les parents ont donc un rôle de premier plan à jouer, puisqu’ils sont les premiers modèles de leurs enfants. Nous sommes à une époque où les parents veulent le mieux pour leurs enfants, ce qui est tout à fait louable. Mais dans le but d’obtenir le mieux pour eux, ils se mettent eux-mêmes une pression qui se transfère éventuellement sur les enfants : choisir la meilleure école, celle qui va permettre à mon enfant d’atteindre tout son potentiel, celle qui va lui permettre d’apprendre plusieurs langues, celle qui va lui offrir plusieurs loisirs, toujours plus haut, toujours plus vite, et ce, dès la petite enfance. Est-ce vraiment cela que l’on veut donner comme modèle à nos enfants? Ces enfants qui seront les adultes de demain, aux prises avec une anxiété de performance qui ne les lâche pas et leur fait, la plupart du temps, craindre l’échec et faire tout pour l’éviter, plutôt que d’accepter que les échecs nous apprennent autant sur nous-mêmes que les réussites.  

En constatant à quel point les gens, de nos jours, sont souvent malheureux, souffrants, anxieux, ne serait-il pas nécessaire de se poser des questions sur cette course à la performance que l’on s’impose à soi-même, et que l’on impose à tout un chacun?  

 

Article de blogue écrit pour : www.orientaction.ceric.ca

Nathalie Ross, c.o. et psychothérapeute, travaille depuis plusieurs années à titre de conseillère d’orientation et de psychothérapeute auprès d’une clientèle variée, en pratique privée et pour l’organisme en employabilité CODEM. Elle est également superviseure clinique pour des équipes de c.o. et de c.e. et donne aussi à l’occasion des ateliers de formation et des conférences. Elle travaille avec la perspective psychogénétique depuis ses études en orientation à l’UQAM et avec la perspective ACT depuis quelques années. Elle est également présidente de l’Institut de recherche fondamentale et clinique en psycho-orientation (IRFCPO), institut qui chapeaute la perspective psychogénétique.
𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐭𝐢𝐫𝐞𝐫 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐢𝐭 𝐝𝐮 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞 𝐚𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥 𝐝𝐞 𝐩𝐞́𝐧𝐮𝐫𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐢𝐧 𝐝’œ𝐮𝐯𝐫𝐞 ? 🧐
Cet article vous donne des pistes pour bien vous y prendre quand arrive le temps de négocier de meilleures conditions de travail, il faut se préparer avant d’en parler à son employeur.
« 𝐽’𝑎𝑖 𝑏𝑒𝑎𝑢𝑐𝑜𝑢𝑝 𝑑𝑒 𝑔𝑒𝑛𝑠 𝑞𝑢𝑖, 𝑎̀ 𝑙𝑎 𝑠𝑢𝑖𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑎𝑛𝑑𝑒́𝑚𝑖𝑒, 𝑜𝑛𝑡 𝑑𝑒́𝑐𝑖𝑑𝑒́ 𝑑𝑒 𝑠𝑒 𝑟𝑒́𝑜𝑟𝑖𝑒𝑛𝑡𝑒𝑟. 𝐸𝑡 𝑗’𝑒𝑛 𝑎𝑖 𝑝𝑙𝑢𝑠𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑜𝑛𝑡 𝑑𝑒́𝑐𝑖𝑑𝑒́ 𝑑’𝑎𝑙𝑙𝑒𝑟 𝑐ℎ𝑒𝑟𝑐ℎ𝑒𝑟 𝑑𝑒 𝑚𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑜𝑢 𝑑𝑒 𝑚𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑠𝑎𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠, 𝑜𝑢 𝑑’𝑖𝑛𝑡𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑟𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑣𝑖𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑢 𝑡𝑒́𝑙𝑒́𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙, 𝑝𝑎𝑟𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡𝑢𝑚 𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑙𝑎̀. »
Nathalie Ross, conseillère d’orientation des Conseillers en développement de la main-d’œuvre et psychothérapeute
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À l’automne, des milliers de jeunes ont entrepris un programme d’études qu’ils ont choisi à l’hiver dernier, souvent après bien des hésitations et des remises en question. D’ici la fin de leur parcours au cégep, le tiers des étudiants aura changé de programme, ce qui est énorme quand on songe aux coûts et au temps investi. La question qui en découle est : pourquoi est-ce si difficile de choisir et surtout, de maintenir un choix?

On pense souvent que c’est le manque de connaissance des jeunes vis-à-vis les programmes existants et le marché du travail qui est en cause dans la difficulté qu’ils ont à choisir un programme et à le mener à terme.

Bien que ces connaissances soient en effet pertinentes dans un processus d’orientation et de prise de décision, le fait de ne pas en avoir suffisamment ne peut à lui seul expliquer pourquoi tant de jeunes remettent éventuellement en question leur choix.

Plusieurs éléments sont à prendre en compte afin de mieux comprendre ce qui vient affecter le processus décisionnel des jeunes. Tout d’abord, l’âge auquel ils doivent faire ce choix (16-17 ans), en sachant que dès la 1re secondaire et parfois même avant, les élèves sont sensibilisés – le mot est faible – à l’importance du choix à venir. Les études récentes en neurosciences font état que le cerveau des jeunes, jusqu’à l’âge de 25 ans, est soumis à des changements majeurs, notamment au niveau du lobe frontal, cet endroit du cerveau qui joue un rôle prépondérant au niveau de la prise de décision et de l’anticipation des conséquences découlant des actions posées. Comment s’étonner alors que le choix d’un programme, souvent vu comme le choix d’une vie, puisse faire vivre autant d’indécision et d’anxiété aux jeunes? Dans son excellent livre Le cerveau de votre ado, Dr. Dan J. Siegel explique comment le fait de devoir prendre une décision de cette importance, à l’âge où le cerveau vit des bouleversements, a de grandes chances d’être ardu pour plusieurs jeunes.

La surabondance de choix est un autre élément qui complexifie la prise de décision. Avec plus de 200 programmes préuniversitaires et plus de 200 programmes techniques, le collégial a augmenté d’année en année son offre aux nouveaux étudiants.

Rien pour faciliter la prise de décision. Le cerveau humain a de la difficulté à faire face à autant de choix. À l’ère de l’étudiant-client, on a développé toutes sortes de variations sur un même thème de programmes qui existaient déjà, rendant d’autant difficile la prise de décision.

Je ne compte plus le nombre de jeunes m’ayant dit : ‘’J’aimerais savoir quel programme pourrait me correspondre et auquel je n’ai jamais pensé’’ car, en effet, il y en a tellement qu’il est impossible de tous les connaître, ce qui laisse toujours planer un doute : et s’il y en avait un autre que je ne connais pas et qui me conviendrait mieux?

La pression des parents est aussi un facteur à prendre en compte. Nous sommes à l’ère des ‘’parents hélicoptères’’ qui veulent bien faire mais qui en rajoutent plutôt une couche au niveau de la pression et du stress que les jeunes ressentent, puisqu’ils partent souvent de leurs propres peurs : Est-ce que le programme choisi offre de bons débouchés? Est-ce que les salaires sont suffisamment élevés? Est-ce que c’est un domaine stable? Des préoccupations parentales qui finissent par teinter le regard que les jeunes portent sur les choix possibles.

À cela s’ajoute les éléments relevant de l’identité des jeunes : est-ce que leur identité est suffisamment formée et stable pour leur permettre de se lancer dans une direction, même en n’ayant pas toutes les certitudes et toutes les réponses? Dit autrement, ont-ils le sentiment de suffisamment ‘’être’’ une personne à part entière pour commencer à avancer, en sachant que ce n’est pas un tapis rouge qui est devant eux mais une route à construire? À cela s’ajoute les éléments de confiance en soi, comme la peur de se tromper, de faire le mauvais choix, avec tous les mythes qui accompagnent ces pensées : je ne dois pas me tromper; il n’y a qu’un bon choix pour moi, je dois trouver ce que c’est; tous mes amis savent ce qu’ils veulent faire sauf moi, suis-je normal, etc.

Le système d’éducation actuel, basé en grande partie sur les notes et sur le fait d’en avoir de très bonnes pour ne pas être limité dans les choix à venir, n’aide en rien les jeunes qui sont aux prises avec toutes sortes d’enjeux à l’âge où on leur demande de faire un choix ‘’pour la vie’’. En attendant que le système change et soit davantage au diapason des périodes de développement des jeunes, nous pouvons à tout le moins les accompagner dans leur choix à venir en démystifiant avec eux ce qu’ils s’apprêtent à faire, en relativisant la portée du choix d’un programme, en recadrant l’importance des notes (une personne n’est pas qu’une note, loin de là), en les éduquant au processus d’orientation qui est plus que le choix d’un programme, en les aidant à avancer sans avoir toutes les certitudes.

Référence : Dr. Dan J. Siegel, « Le cerveau de votre ado », 2018, Guy St-Jean éditeur


Article publié pour la première fois le 11 novembre 2020. sur le site https://orientaction.ceric.ca/

Auteure : Nathalie Ross

Nathalie Ross, c.o. et psychothérapeute, travaille depuis plusieurs années à titre de conseillère d’orientation et de psychothérapeute auprès d’une clientèle variée, en pratique privée et pour l’organisme en employabilité CODEM/CJE. Elle est également superviseure clinique pour des équipes de c.o. et de c.e. et donne aussi à l’occasion des ateliers de formation et des conférences. Elle travaille avec la perspective psychogénétique depuis ses études en orientation à l’UQAM et avec la perspective ACT depuis quelques années. Elle est également présidente de l’Institut de recherche fondamentale et clinique en psycho-orientation (IRFCPO), institut qui chapeaute la perspective psychogénétique.

Par Alexandra Côté, conseillère en développement de carrière

Il n’y a pas de moment pour se rapprocher de ce que l’on souhaite sur le plan de l’emploi. La possibilité est toujours là de se redéfinir et de prendre le temps de vérifier ce qui est important pour soi. Famille, bien-être, santé et moins de stress au travail. Quel que soit le besoin de chacun, il est souvent question de revenir à l’essentiel ou de se rapprocher de ce qui fait plus de sens dans sa vie.

LES VALEURS

Mais que signifie se rapprocher de l’essentiel ?  C’est l’art de se rapprocher des choses qui sont importantes pour vous, des choses significatives avec lesquelles vous connectez. Vous savez, ces choses qui vous réchauffe le cœur et qui vous apporte un sentiment de bien-être. Ce sont les choses qui sont importantes pour vous. Ce sont les choses qui riment avec votre style de vie, votre quotidien et vos aspirations profondes. Ces choses, se sont vos valeurs.

S’aligner à ses valeurs augmente le niveau de bien-être de façon générale. Être aligné à ses valeurs amène un certain lot d’harmonisation, de respect de soi et de sentiment de liberté. La pression et le stress deviennent soudainement plus facile à supporter. Se rapprocher de ses valeurs donne du sens à l’action et nourrit le sentiment de satisfaction. C’est pourquoi le fait d’être proche de ses valeurs peut donner l’impression de ressentir plus d’énergie, d’être plus connecté à soi.

Les valeurs sont l’essence d’une personne. Autrement dit, se rapprocher de ses valeurs c’est se rapprocher de ce que vous êtes, et se rapprocher de ce que vous êtes génère en soi, de l’énergie. C’est pourquoi en étant proche de ses valeurs, nous avons accès à ce puits d’énergie, cette surprenante force que nous pouvons concrétiser et mettre en action.

LES VALEURS SONT PERSONNELLES ET RÉSULTENT DE CHOIX INDIVIDUELS

Tout comme l’être humain, les valeurs peuvent changer et se transformer à travers le temps. Certaines valeurs deviennent moins importantes et d’autres deviennent primordiales. Les périodes de changement amène souvent leur lot de questionnement. Les différentes étapes de la vie tel que le passage de l’adolescence à la vie adulte, ou encore une séparation, peut nous amener à adopter une nouvelle perspective et, en ce sens, adopter de nouvelles valeurs.

Les valeurs sont à l’origine de nos rêves, nos plus grandes aspirations et nos profondes décisions. Néanmoins, il existe de ces moments où nous sommes forcés à repenser nos valeurs. Ces situations peuvent causer un désalignement avec nos propres valeurs et amener anxiété, stress et émotions.

Les valeurs peuvent nous être proposées selon les différents changements de la vie. Il se peut que vous soyez amené à laisser place à une valeur qui était moins importante et qui le devient, par nécessité. Prenez l’exemple du nouveau parent qui est soudainement confronté à la valeur de sacrifice de soi. Le nouveau parent est amené à repenser l’ordre de priorité de ses valeurs et à trouver une manière de s’adapter. Au cours des années, certaines valeurs s’effacent au fil du temps et le danger est de les perdre de vue au détriment d’événements de la vie.

LES VALEURS AU CENTRE DU CHOIX DE CARRIÈRE

En orientation, il est très courant que les gens se présentent avec le désir de donner un nouveau sens à leur carrière. Dans le processus d’orientation, le client fait le travail, avec le conseiller d’orientation, d’aller dans les profondeurs et de vérifier ses priorités, ses valeurs. Ce processus mène souvent à reconsidérer ses valeurs, les valider ou les changer de façon consciente. Cette introspection est au cœur du processus afin de vérifier les avenues possibles en terme de profession, milieu de travail voire même de programme d’études.

Et vous, quelles sont les valeurs qui dictent votre cheminement professionnel ?

Bilan de compétences

Quelques infos…

Saviez-vous que le terme « burn-out » a été utilisé pour la première fois en 1961 dans un titre de roman intitulé « A burn-out case » de Graham Green?

Le phénomène du burn-out a commencé à être étudié en 1974 par Freudenberger qui est un psychanalyste américain. L’un de ses livres s’intitule «  La brûlure interne ».

D’autre part, Mme Christina Maslach en a fait une première définition. La voici : c’est un syndrome de détresse psychologique intense lié au travail et caractérisé par trois manifestations :

– Fatigue émotionnelle : avoir l’impression  de ne plus avoir d’émotions, de ne plus avoir aucune ressource intérieure

– Dépersonnalisation : avoir une attitude négative, des ruminations envers le travail et avoir des relations sociales détachées de l’entreprise

– Sentiment de non-accomplissement personnel : avoir la perception d’être incompétent, vivre du découragement face aux tâches du quotidien.

Et encore…

Chevrier de son côté offre la définition suivante : «L’épuisement professionnel est un syndrome de détresse psychologique intense lié au travail et caractérisé par deux dimensions centrales : une grande fatigue et un désengagement face au travail ».

Comment détecte-t-on l’épuisement professionnel?

Voici certains symptômes au niveau individuel :

– Humeur dépressive, sautes d’humeur

– Manque de sommeil ou surplus de sommeil

– Consommation de drogues, alcool, cigarette

– Difficulté de concentration

– Problème de libido

– Pleurs, anxiété ou apathie

– Sentiment d’inutilité

– Perte d’énergie

– Dramatisation

– Perte ou gain d’appétit

– Arrêt des activités procurant du plaisir

Avertissement!!

Cette liste de signes avant-coureurs n’est pas complète, mais donne un aperçu des symptômes reliés à de l’épuisement professionnel.

C’est de la dépression?

Être épuisé au niveau du travail ne veut pas dire que l’on vit une dépression!

La dépression est reliée à tous les domaines de la vie alors que l’épuisement professionnel débute au travail et peut par la suite se généraliser. Les difficultés sont donc tout d’abord concentrées au travail. Par exemple,  l’individu épuisé vit une perte d’énergie lorsqu’il se retrouve au travail, mais pas ailleurs, de la culpabilité lors de l’exécution de ses tâches, etc.

La recette pour favoriser un épuisement professionnel

Trop versus pas assez 

Lorsqu’une personne vit une surcharge de travail où elle a trop de tâches à faire dans une trop courte période de temps et où elle a l’impression qu’elle n’a pas tout ce qu’il faut pour bien accomplir son travail.

Perte de contrôle

Lorsque la personne ne perçoit pas qu’elle possède tous les outils pour répondre aux exigences de son milieu de travail.

PEU DE SOUTIEN SOCIAL ET ÉQUITÉ MANQUANTE

Lorsque la personne est peu soutenue et reconnue par ses collègues et la direction.

Lorsque son salaire est insuffisant compte tenu de la nature de son emploi, que son emploi est insatisfaisant, où il y a un manque de respect des employés ou lorsqu’il y a la présence de discrimination et du favoritisme.

Incohérence au plan des valeurs

Lorsqu’il y a une incompatibilité entre les valeurs de la personne et celles véhiculées par le milieu de travail.

Mot de la fin

Ce texte a offert un survol bien sommaire de ce qu’est l’épuisement professionnel qui demeure, malheureusement, toujours aussi actuel! La complexité des divers facteurs en jeu et leurs interrelations ne nous permettent pas d’en faire une évaluation bien rigoureuse.

Ce texte a été proposé pour sensibiliser les lecteurs à cette problématique qui ne cesse d’augmenter : il y a de plus en plus de surcharge de travail dans les organisations et le taux de satisfaction professionnelle des travailleurs ainsi que leur niveau d’engagement au travail ne cesse de diminuer!

Si vous jugez présenter certains des symptômes énumérés plus haut, nous vous conseillons de consulter un professionnel accrédité par un ordre professionnel qui saura effectuer avec vous une évaluation complète de votre état et qui vous proposera un plan d’intervention adapté à votre situation.

 

 

Transition de carrière

Plus petites, on rêvait du beau prince charmant qui arrive sur son cheval blanc pour nous offrir la lune sur un plateau d’argent.  Adultes, nous rêvons toujours, nous sommes toujours en quête d’idéal.  Nous cherchons l’amoureux idéal, l’appartement idéal et bien sûr, l’emploi idéal.  Cet emploi qui répondra à tous nos intérêts et besoins, qui nous permettra de nous réaliser, de nous épanouir, dans lequel on sera considéré et dans le cadre d’un environnement féérique, avec une équipe de travail digne des plus beaux contes de Walt Disney.  Toutefois, au fil des années, force est d’admettre que souvent nos attentes face à un emploi sont irréalistes et que ce prince charmant tant convoité et cet emploi idéal tant recherché n’existent pas.

Ceci ne veut pas dire qu’il ne faut plus rêver, il est normal d’avoir des attentes, de rechercher un emploi qui répond à nos critères et nos préférences.  Il est normal de vouloir se réaliser dans un emploi et d’être bien dans celui-ci.  Cependant, il serait illusoire de penser qu’on peut trouver un emploi qui répond à tous nos besoins et à toutes nos aspirations.  Il faut s’attendre à faire des compromis, à revoir certains critères, à avoir quelques insatisfactions dans le cadre de notre emploi.  L’idéal n’existe pas !

En gardant le cap sur notre quête d’idéal, en plus de ne pas l’atteindre, ceci amène souvent des déceptions et au lieu d’apprécier ce qu’on a, on est en quête de plus, toujours plus.  Le cercle vicieux se poursuit !  Pour en sortir, une stratégie serait de hiérarchiser vos critères, en sélectionner quelques-uns qui sont essentiels à votre bien-être, quelques-uns que vous souhaiteriez avoir, mais pour lesquels vous conservez une certaine souplesse.

Le prince charmant sur son cheval blanc ne viendra peut-être jamais vous convoiter ni vous offrir l’emploi de vos rêves… mais vous devez continuer à rêver.  L’emploi idéal n’existe pas, mais celui qui vous convient, oui !

 

Bilan de compétences

Qui n’a pas eu la désagréable impression que les autres ont toujours confiance et avancent dans la vie sans vivre doute ou angoisse ? Et pourtant….pourtant, le manque de confiance en soi est l’un des premiers éléments mentionnés par les clients en démarche d’orientation, de bilan ou de recherche d’emploi.

À l’instar des superhéros qui n’ont peur de rien, on se demande maintenant d’avancer dans la vie sans douter, sans avoir peur, sans angoisse. Ce qui est espéré : ne plus ressentir ces émotions désagréables qui nous font douter et souvent, reculer. L’orientation et la recherche d’emploi n’y échappent donc pas : si on est certain de son choix, on ne devrait pas douter; si cet emploi est pour nous, on ne devrait pas avoir peur.

Bonne nouvelle : le manque de confiance se soigne. Mais contrairement à la croyance populaire, il n’est pas nécessairement un « signe » que quelque chose n’est pas pour nous. En fait, notre cerveau peut être très habile à nous jouer de mauvais tour. L’équation est simple : j’ai peur = je ressens des choses désagréables = je fuis.

Et si, au contraire, il y avait là quelque chose à explorer ? À apprivoiser ? André Sauvé, l’humoriste, a bien résumé le dilemme en ces mots : « The way in is the way out ». En d’autres mots, pour en sortir, vous devez d’abord y entrer. Apprendre à avancer, malgré la peur, malgré le manque de confiance….et voir ce qui arrive pas la suite. L’anticipation mène souvent à l’appréhension….qui ne permettra pas d’amorcer l’action.

Comme le dit André Sauvé : « Le problème n’est pas la peur….le problème est que nous ne sommes pas assez curieux ! » André Sauvé (Mr. Ramesh) : Fear

https://www.youtube.com/watch?v=An18wQ3asMw

Transition de carrière

Après plusieurs années sur les bancs d’école, vous avez enfin atteint l’objectif ultime : terminer un baccalauréat. Fier de ce diplôme fraîchement sorti des presses, vous commencez votre recherche d’emploi avec espoir et la tête pleine de rêves. Vous avez bien fait vos travaux, vous avez obtenu de bons résultats, il devrait être facile de décrocher cet emploi que vous aviez imaginé.

Pourtant après plusieurs semaines, voire des mois de recherche, vous en êtes toujours au même point. Plusieurs curriculum vitae envoyés, peu d’appels et le moral au plus bas. Les économies diminuent, il faut travailler rapidement. Vous pensez alors postuler sur des postes qui ne sont pas en lien avec votre parcours, mais que vous pourriez occuper le temps de trouver mieux. Pourtant, cette piste ne vous apporte pas plus d’entrevues. Vous vous dites : « même pour ces postes ça ne fonctionne pas ».

Le fait qu’on ne vous retienne pas pour des postes pour lesquels vous êtes surqualifiés n’est pas une preuve que vous ne pouvez pas travailler. Si après avoir fait plusieurs démarches, vous n’obtenez pas le résultat voulu, il y a plusieurs éléments que vous pouvez reconsidérer. Par exemple, est-ce que votre curriculum vitae attire l’attention des recruteurs? Vous avez probablement passé plusieurs heures à le travailler pour en arriver à un résultat dont vous êtes fiers. Par contre, si vous n’obtenez pas de réponses de la part des employeurs,  vous pourriez probablement bénéficier de l’avis professionnel et neutre d’un conseiller. Réussissez-vous à transmettre votre intérêt pour le poste dans la lettre de présentation? Est-ce que vous gagneriez à apprendre un logiciel fréquemment utilisé dans votre domaine ou à améliorer vos connaissances en anglais?

Surtout, ne lâchez pas et n’hésitez pas à demander un peu d’aide à nos conseillers à CODEM.

Orientation professionnelle

« La recherche d’emploi est déjà suffisamment frustrante comme ça, évitez de vous créer des frustrations supplémentaires et inutiles ».

J’entends fréquemment la colère des chercheurs d’emploi envers les ressources humaines et ce qui est jugé comme un manque de compassion et même d’humanité de leur part. Des reproches et des critiques très sévères qui sont souvent justifiés par le manque de rétroaction et le caractère inaccessible des recruteurs.

Suite à l’envoi d’un CV, d’une entrevue ou du rejet de votre candidature, il faut tenter un suivi. Il est toujours intéressant d’obtenir une rétroaction, une seule réponse constructive pourrait vous donner des informations cruciales qui pourraient possiblement vous aider dans la suite de vos démarches.

Toutefois, le danger est d’avoir des attentes irréalistes. La plupart du temps, vous n’obtiendrez aucune réponse ou une qui se limite à des formulations vagues et impersonnelles: sous-qualification, surqualification, sélection d’un candidat correspondant davantage au profil recherché, etc. Il est parfois plus facile, rapide et prudent pour les recruteurs d’agir ainsi.

Ne perdez pas d’énergie à attendre et blâmer les recruteurs. Dites-vous que vous n’êtes pas le seul à avoir vécu une telle expérience dans votre carrière, même les gens qui connaissent maintenant beaucoup de succès se sont déjà faits congédié et fait dire non. Pensez à Walt Disney qui s’est déjà fait renvoyer parce qu’il aurait manqué d’imagination et de créativité! Inspirez-vous de ces gens qui ont su rebondir d’un échec, persévérer et obtenir la réussite qu’il souhaitait. Recentrez votre attention sur votre recherche d’emploi, et dites-vous que la prochaine fois sera la bonne!

 

Audrée Désormeaux

Transition de carrière

La fin de vos études approche à grands pas,  vous êtes enthousiastes de voir enfin le fil d’arrivée et de faire vos premiers pas sur le marché du travail?  Vous étudiez dans un programme qui prévoit un stage final? Sachez que le choix de ce dernier n’est pas à sous-estimer.

En effet, le stage est un moment privilégié pour faire le pont entre la théorie et la pratique. En plus d’être déterminant pour l’entrée sur le marché du travail, il repose sur un échange entre le milieu et l’étudiant. Il est donc important que les deux parties tirent profit de cette expérience. Voici quelques éléments clés à retenir lors de votre recherche.

Connaissez vos forces et vos limites.

Vous avez toujours excellé dans les présentations orales, mais la gestion de site web est un casse-tête pour vous? Vous adorez aider les gens, mais ne supportez pas le travail sous pression? Faire un bilan de ce qui vous démarque en termes d’intérêts, d’aptitudes, de compétences et qui tient compte de vos limites, peut vous éviter bien des soucis.

Informez-vous sur le milieu.

Quelle est la mission de l’entreprise? Quelles sont ses valeurs? Quels sont ses projets? Quelle est son approche? En choisissant un environnement avec lequel vous partagez des points communs, vous augmentez vos chances de vivre une expérience enrichissante qui fera sens pour vous et pour ceux qui vous accueillent.

Rencontrez votre superviseur.

Avant d’entreprendre un stage, prenez le temps de rencontrer la personne qui vous supervisera. Assurez-vous de bien présenter vos besoins, vos attentes et ce que vous avez à offrir afin qu’il n’y ait pas de malentendu ou d’ambiguïté. N’oubliez pas que cette personne aura à vous évaluer et pourra agir comme référence lors de votre entrée sur le marché du travail.

Choisissez un milieu pour les bonnes raisons.

Certaines personnes profitent du stage pour explorer un environnement envers lequel ils ont moins d’intérêts. Elles voient cela comme une occasion d’avoir un aperçu sur un domaine précis sans avoir à s’engager à long terme dans celui-ci. Bien que cela puisse être une idée pertinente, n’oubliez pas que les contacts que vous créerez dans votre milieu de stage constituent souvent le premier réseautage professionnel. Si vous fermez les portes au domaine après le stage, vous risquez aussi de fermer les portes à ce réseautage qui peut vous être grandement utile pour la suite.

Enfin prêt? N’oubliez pas qu’il faut du temps et de la persévérance pour trouver un milieu qui convient. Gardez confiance et surtout, bonne recherche!