Bonheur 2.0.

Orientation scolaire

À l’ère des médias sociaux, les générations Y et Z, nées entre le début des années 80 et le début des années 2000, ne sont pas passées inaperçues lors de leurs entrées sur le marché du travail. En effet, il suffit de quelques mots clés dans les moteurs de recherches pour y découvrir de nombreux textes d’opinions sur le sujet. Dans les dernières années, on a vu naître un mouvement issu directement de leurs valeurs : le bonheur 2.0 aurait-il cédé sa place au bien-être?

Plus qu’une revendication du bien-être au travail, on remarque un engouement pour le bien-être au quotidien, celui du corps et de l’esprit, dans toutes les sphères la vie. Mais en quoi consiste-t-il ?

En rejetant le modèle de société du type « rêve américain » imposé par les médias de masse depuis des décennies, les Y et Z revendiquent le retour aux sources et à la simplicité. Ils préfèrent l’expérience et les relations interpersonnelles aux possessions matérielles. Ils recherchent l’équilibre entre la vie professionnelle et personnelle en se plaçant au cœur de leurs priorités. Des centaines de blogues, de pages Facebook et autres articles nous parlent de l’importance de faire de notre passion une profession et surtout de vivre sa vie plutôt que de la gagner.

Leur vision de la réussite se traduit donc par des choix de vie qui permettent la flexibilité, la liberté de voyager, l’ouverture aux autres cultures, la créativité, la santé, etc. La question qui se pose : avons-nous tous à faire les mêmes choix?

On rencontre en orientation un grand nombre de jeunes adultes en quête de ce « bien-être ». En rejetant l’ancien modèle de société, il s’en installe subtilement un nouveau qui se voit tout aussi difficile à atteindre. C’est avec cet objectif que plusieurs personnes viennent consulter un conseiller d’orientation. Elles sont à la recherche de la solution magique, de la bonne idée, du bon domaine qui leur permettra d’atteindre cet idéal de bien-être suggéré.

Notre rôle consiste bien souvent à remettre les choses en perspectives, notamment s’assurer que la pression sociale ne guide pas davantage le choix professionnel que l’identité de la personne elle-même. Une pression sociale souvent exacerbée par la comparaison dans les réseaux sociaux.

Mais surtout, il s’agit de rappeler qu’entre les valeurs du rêve américain et celles de la recherche du bien-être à tout prix, il y a tout un monde de nuances dans lequel il est tout à fait approprié de se retrouver.

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